3. Économie Créatrice d’Emplois : Croissance inclusive, diversification, secteurs de main-d’œuvre
L’économie mauritanienne présente un paradoxe : riche en ressources naturelles, elle demeure structurellement vulnérable et faiblement créatrice d’emplois formels. La dépendance aux exportations de minerais et, désormais, de gaz, expose le pays aux volatilités des marchés internationaux, tandis que le secteur informel absorbe une part disproportionnée de la population active

L’économie mauritanienne présente un paradoxe : riche en ressources naturelles, elle demeure structurellement vulnérable et faiblement créatrice d’emplois formels. La dépendance aux exportations de minerais et, désormais, de gaz, expose le pays aux volatilités des marchés internationaux, tandis que le secteur informel absorbe une part disproportionnée de la population active. La croissance enregistrée au cours des dernières années, bien que réelle, n’a pas suffi à transformer en profondeur les conditions de vie des couches populaires .
Pour le PAREN VE, la diversification économique n’est pas une option mais une nécessité impérieuse. Il s’agit de développer des secteurs intensifs en main-d’œuvre — agriculture, pêche, transformation agroalimentaire, bâtiment et travaux publics, tourisme — tout en modernisant les secteurs extractifs pour maximiser leur contribution à l’emploi national. La croissance doit être inclusive, c’est-à-dire qu’elle doit profiter aux régions historiquement marginalisées et aux populations qui en ont le plus besoin.
La gestion des ressources gazières, dont les revenus commencent à être perçus, représente une opportunité historique. Le PAREN VE préconise une affectation stratégique de ces revenus vers des investissements productifs, plutôt que vers des dépenses de prestige ou des circuits clientélistes . L’objectif est clair : faire de la Mauritanie un pays où travailler ne relève plus du parcours d’obstacles, mais d’une perspective accessible et digne.